Sur la piste du vivant
Un itinéraire pour repenser (bio)diversité et (co)habitat urbain
Un parcours-conférence à travers Genève · 29 octobre 2026 · 10h–13h
& une exposition photographique au Pavillon Sicli
& une exposition photographique au Pavillon Sicli
Et si, pour penser l’aménagement urbain, nous commencions par changer de point de vue ?
Dans la cadre des Rendez-vous de l’urbanisme, nous organisons une matinée en balade, de la Pointe de la Jonction au Pavillon Sicli, ainsi qu’une exposition photographique au Pavillon Sicli.
UN PARCOURS-CONFERENCE
Cette balade a pour but de faire émerger ce qui est déjà là, observer les formes de vie qui composent les milieux urbains et questionner les conditions de leur cohabitation avec nos espaces habités.
Pendant trois heures, nous traverserons différents lieux pour explorer les relations entre urbanisme, paysage, climat et biodiversité, et mettre en lumière la richesse et la complexité des interactions qui façonnent le vivant en ville.
Ici, pas de salle de conférence : le territoire devient notre terrain d’observation.
Au fil du parcours, chercheur·euses, professionnel·les, auteur·rices et acteur·rices du territoire croiseront leurs regards autour de quatre questions qui invitent à déplacer nos manières d’aménager le territoire urbain :
Faire émerger ce qui est déjà là
Révéler la présence du vivant, souvent invisible ou peu considérée, dans les interstices, les infrastructures, les espaces ouverts et les milieux urbains ordinaires.
Repenser la cohabitation avec l’ensemble du vivant
Questionner les modèles actuels de fabrication de la ville et explorer des formes de coexistence qui intègrent davantage les besoins, les rythmes et les conditions d’existence des autres formes de vie.
Entrer en dialogue avec les voix inaudibles
Interroger nos manières de percevoir et de représenter le vivant, mais aussi la place que les êtres vivants non humains pourraient occuper dans les processus de conception, de décision et de transformation des territoires.
Rendre perceptible le climat urbain, d’aujourd’hui et de demain
Observer les microclimats et les effets des formes urbaines sur les conditions de vie des humains et des autres espèces, tout en interrogeant les transformations à venir face au changement climatique.
Microclimats, biodiversité, perceptions et langages du vivant, réensauvagement : autant de notions qui seront abordées au fil des étapes et des rencontres.
Des regards croisés
Molly Fiero, Philippe Benoit, Sébastien Lorenzini, Reto Camponovo, Paul Deshusses et l’association id·eau, représentée par Laure Bonnevie et Agnès Golfier, partageront leurs recherches, expériences et pratiques, aux côtés du collectif Affluent.
Des regards scientifiques, professionnels et associatifs se croiseront pour mettre en lumière les multiples situations du vivant non-humain en ville : un vivant valorisé et réintégré, un vivant fragilisé par les pressions urbaines, un vivant encore insuffisamment pris en compte dans les projets de transformation, mais aussi un vivant à préserver, restaurer et régénérer.
Marcher. Observer. Écouter. Questionner.
Et, au fil du parcours, repenser ce que signifie cohabiter avec le vivant en ville.
Les informations
Le jeudi 29 octobre, de 10h à 13h.
Rendez-vous à la Jonction, sous les anciennes halles TPG.
Parcours à pied. Pique-nique du midi inclus.
Inscription obligatoire par email à rendezvous@urbanismegeneve.ch
Rendez-vous à la Jonction, sous les anciennes halles TPG.
Parcours à pied. Pique-nique du midi inclus.
Inscription obligatoire par email à rendezvous@urbanismegeneve.ch
UNE EXPOSITION PHOTOGRAPHIQUE
Au pavillon Sicli, les Rendez-vous de l’urbanisme accueilleront également une exposition photo qui fait écho à la balade conférence, réalisée en collaboration avec les photographes Florian Ameline et Nicolas Millo.
Notre démarche part d’un constat simple : la ville est encore largement pensée et représentée à l’échelle humaine, alors qu’elle constitue un milieu partagé avec une multitude d’espèces animales, végétales et fongiques qui participent pleinement à son fonctionnement, à sa résilience et à son identité.
Face aux bouleversements climatiques et à l’effondrement de la biodiversité, il devient nécessaire d’élargir notre égard pour considérer le vivant dans toute sa diversité comme un acteur à part entière du projet de territoire.
Cette exposition photographique révèle ainsi les multiples relations entre le vivant et le territoire urbain, au travers de quatre thématiques :
Un vivant fragilisé par les pressions urbaines
illustre des situations provoquées par des pratiques ou par des aménagements qui considèrent encore trop souvent les espèces animales et végétales comme des éléments secondaires, sans prendre en compte leurs besoins, provoquant des formes de stress, de contrainte ou de souffrance pour le non-humain.
illustre des situations provoquées par des pratiques ou par des aménagements qui considèrent encore trop souvent les espèces animales et végétales comme des éléments secondaires, sans prendre en compte leurs besoins, provoquant des formes de stress, de contrainte ou de souffrance pour le non-humain.
Un vivant encore insuffisamment considéré s’intéresse aux espaces dans lesquels le vivant est déjà présent, mais où sa valeur et ses dynamiques sont encore insuffisamment considérées dans les processus de transformation du territoire. Cette thématique révèle des situations où le non-humain s’est installé progressivement en marge, dans des espaces délaissés par les projets d’aménagement mais qui constituent des véritables laboratoires de biodiversité.
Un vivant à préserver, restaurer et régénérer expose les milieux dans lesquels les dynamiques du non-humain sont particulièrement fortes et constituent une part essentielle de l’identité paysagère du territoire genevois. Cette thématique illustre la richesse des milieux naturels et semi-naturels existants, leur complexité, leurs interactions et leur capacité à évoluer.
Un vivant valorisé et réintégré met en lumière les situations dans lesquelles de nouveaux projets de paysage permettent de redonner une place au vivant dans des espaces auparavant fortement artificialisés. Ce thème montre comment la création d’un milieu adapté au non-humain et à ses dynamiques écologiques peut transformer des lieux initialement très minéraux, techniques ou hostiles en espaces capables d’accueillir de nouveaux usages, de nouvelles pratiques et de nouvelles formes de cohabitation.
Les informations
©Florian Ameline
©Florian Ameline
©Florian Ameline
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